Mon asociabilité

Publié le par corinne

 

Ado, je répondais au surnom de « cœur de pierre » .je possédais cette facilité de laisser entré des personnes dans ma vie puis, de les jeter violement 1 mois après. Le tout sans aucun regret ou état d’âme.

Je comptais, cependant, beaucoup de copains et copines.

A 18 ans, J’ai rencontré l’homme qui a partagé 13 ans de ma vie.

Nous avions quelques couples d’amis, mais une fois de plus l’ennui subsistait en leur compagnie.

vilain-petit-canard.jpg« Le vilain petit canard » était mon nouveau surnom. Dû à mes idéaux, ma manière différente de penser ect…

Puis vint la délivrance, la naissance de mon fils.

Enfin une échappatoire pour dénier toutes ces invitations (resto, boite, soirée…). Enfin une bonne excuse pour me couper du monde et rester seul.

Je suis devenue une experte dans l’art du mensonge pour ne plus affronter personne.

 

Quand je suis seul, je ne m’ennuie pas

Quand je suis entourée de personnes qui ne m’intéressent pas, je m’ennuie.

 

Alors le choix fut vite fait.

 

C’est ainsi que j’ai identifié mon mal être. J’ai refusé de faire le test de Qi. Cela m’était complètement égal et dépourvu d’intérêt.

 

Après le décès de Jessica, ma douleur étant si différente de celle des membres de ma famille, j’ai éprouvé une solitude anormale et inexplicable.

J’ai pris conscience du faussé immense entre les autres et moi.

Je me suis crue être folle, j’ai même pensé être autiste.

J’ai consulté une psy qui m’a diagnostiquée Haut Potentiel Intellectuel et m’a convaincue de passer le test. Afin, disait elle, de ne pas réellement tomber dans la folie, de m’assumer tel que je suis. De me comprendre et surtout de comprendre les autres. De faire tomber mon costume que je portais depuis 30 ans.ennuie.jpg

 

C’est chose faite.

 

Mais aujourd’hui, je suis incapable de faire semblant.

Je ne peux pas dire aux personnes qui sollicites ma compagnie « non merci, je décline ton invitation car tu es sympa mais si j’accepte de boire un verre avec toi, je vais vraiment me faire chier dans les 10min qui suivent ». Alors je continue d’utiliser des subterfuges.

J’ai la chance de pouvoir desceller rapidement les personnes avec qui je ne m’ennuierai pas.

Mais elles restent assez rares (et ne sont pas forcément comme moi. Pour preuve ma meilleure amie depuis 12 ans).

 

La phrase qui me révolte le plus, aujourd’hui c’est : Tu peux faire un effort !

 

30 ans d’effort, 30 ans à essayé d’être comme tout le monde ce n’est pas assez selon vous ?

 

Je ne ferais pas de copinage pour faire du copinage et avoir un semblant de vie sociable.
Je privilégie les relations vrais à celles superficielles.
Quitte à être cataloguée de distante, froide et asociable.

La qualité plutôt que la quantité...



 

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Publié dans ma différence

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A
<br /> Bonjour Corinne,<br /> <br /> Je viens de terminer ton article, sur lequel je suis tombé après une petite recherche sur Google. Je cherchais la définition exacte du mot 'asocial'; après qu'on m'est, pour la<br /> "jenesaispluscombientièmefois" traité d'antisocial et d'asocial. A tel point qu'à 35 ans, je me demande si je ne devrai pas consulter un psy à ce sujet. Je pense être quelqu'un d'extrêmement<br /> gentil, poli et respectueux, mais je n'aime tout simplement pas la compagnie ni les discussions des gens qui m'entourent... Mon amie avec laquelle je vis depuis 7 ans me définit comme quelqu'un<br /> de différent, une personne solitaire qui aime être seule, que ce soit pour bosser ou vaquer à des loisirs. En fait, jusqu'à présent, je n'avais pas rencontré ou lu à propos de personnes comme<br /> moi, c'est donc avec un sentiment entre curiosité et soulagement que j'ai lu ton article. Je maintiens toujours les apparences (j'ai un poste qui nécéssite d'encadrer et de communiquer, et je<br /> suis entraineur dans un club de sport qui compte une bonne centaine d'adhérents) mais la base ne change pas : en compagnie des gens, je me fait chier comme un rat mort... Je suis insensible à<br /> leurs joies, leurs peines et encore plus à leurs problèmes, qui m'indiffèrent autant que mon premier caleçon. Sortir en boite, boire un verre, aller danser et 'se promener' en groupe font partie<br /> des choses auxquelles je trouve systématiquement une excuse plausible et vérifiable avant même que la question soit terminée.<br /> Bref, ces quelques lignes juste pour te dire que ton article m'a 'touché' (avec toute la distance et la pudeur que tu peux imaginer) et que cela m'a fait du bien de constater qu'il existe aussi<br /> d'autres personnes dans mon cas (ou s'en rapprochant). Merci de t'être livrée dans cette pseudo-confession.<br /> <br /> Aurélien<br />
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M
Kikou Corinne ;-)Etre et rester soi-même en toutes circonstances, un léitmotiv qu'il serait bon d'appliquer à chacun(e) d'entres-nous.Ne change rien, tu as raison, et je souscris à ta conclusion, la qualité doit prévaloir sur la quantité.Bonne soirée toâ, bisous...
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C
Léitmotiv que tu appliques ?"C'est la qualité des êtres humains qui importe, et non la quantité" Alexis Carrel.bonne journée. biz