Les fourmis.
C’est enfant, je devais avoir 8 ou 9 ans, que j’ai senti les premiers symptômes de ma phobie pour les fourmis.
Auparavant, je passais des heures (non, je n’exagère pas) à observer les fourmis.
Elles me fascinaient.
Inutile de vous faire un cours sur leur organisation, leur mode de communication etc. …
J’aimais, par-dessus tous, leurs tendres des pièges. Leurs mettre des obstacles sur leur passage, détourner leurs parcours où les aguicher avec la nourriture... bref je ne manquais pas d’imagination pour les embêter.

J’avais même fabriqué un terrarium que j’avais disposé dans ma chambre au grand damne de ma mère. Mais les évasions étant trop fréquente et l’indulgence maternelle ayant expiré, j’ai dû me résoudre à les congédier.
Puis vint ce jour d’été ou une fois de plus, j’ai passé l’après midi avec ces petites bêtes.
Seulement pour la première fois, elles se sont invitées dans mon lit pendant que je dormais.
Il y en avait partout, des milliers, elles me couraient sur le corps, rentraient dans mes orifices (je vous laisse à vos imaginations), je ne pouvais rien faire, elles avaient pris le contrôle de mon sommeil.
Je me suis enfin réveillée et j’ai constaté qu’il ne s’agissait que d’un rêve. Non ! D’un cauchemar.
Depuis ce jour, je voue une haine profonde à ces misérables petites bêtes, leur intelligence m’horripile et leur vas et vient dans ma maison sont traqués. Je les tue, les écrase, les piétine…
J’ai tenté de lire « Les fourmies » de Weber en espérant trouver un terrain de réconciliation. Mais que nenni ! Son livre m’a foutu encore plus les frousses. Evidement je n’ai pas lu la suite de la trilogie…par peur…
Rien que d’écrire cet article, j’ai la chair de poule…
Figurez vous qu’il y a toujours des gens fascinés par ces bêtes. Je me demande si eux aussi on fait ce cauchemar et sont passé outre la peur ?